La musique électronique est née dans les années soixante dix, si, les premiers instruments de ce type datent de 1876 (électromusical piano et harpe électrique d’Elisha Gray et Alexander Graham Bell) c’est dire s’il s’agit d’une longue et obscure histoire. C’est dans les années 1950 qu’elle s’est définie comme genre  musical à part entière avec l’apparition des premiers générateurs de sons synthétiques, et les premières œuvres d’Herbert Eimert, de Pierre Schaeffer, Bério, Stockhausen…Musique des sous-sols et des laboratoires, des chercheurs et des scientifiques ? Pas nécessairement, car il s’agissait dès l’origine de recherches effectuées par des musiciens curieux de découvrir de nouveaux timbres et désireux d’élargir  l’ instrumentarium » orchestral. Cet esprit dont est imprégné ce genre de musique implique que, si elle a une histoire, elle n’en  reste pas moins exclusivement tournée vers la recherche de nouvelles textures , sons, timbres, ce qui constitue sa « tradition ». On sait aussi que l’improvisation n’est pas née non plus avec le jazz mais sûrement avec le monde lui-même, alors me direz-vous, rien de neuf ?
Et bien si, justement, ce disque, fruit de deux Frankenstein improvisateurs , qui inventent une musique complètement hypnotique, d’une incroyable chaleur, d’une surprenante douceur sous l’aspect a priori conceptuel de l’ensemble.

 

 

track one

track two

Patrice Grente & Etienne Bonhomme : électronique
Enregistré en 2006 par François Gouverneur, studio Gouverneur Paris
Mixage et mastering : Patrice Grente & Etienne Bonhomme
Graphisme : Julien Sirjacq & Bryce Davesne